Réinventer la Gestion Financière des Petites Entreprises

Les BFM : nouvelle source de création de valeur pour les banques professionnels

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En France, les BFM sont majoritairement destinés à la clientèle des « pros » ou petites entreprises. Ils contiennent un socle de fonctions : agrégation de comptes, catégorisation de dépenses et recettes, autour duquel gravitent des fonctions additionnelles variées qui permettent de classer ces plateformes en deux catégories :

Les BFM « prédictifs »

qui proposent une gestion prévisionnelle des flux de trésorerie. Leurs algorithmes analysent les flux bancaires passés pour dessiner une courbe de trésorerie future.

Les BFM « comptables et financiers »

qui permettent de suivre en temps réel l’évolution de la rentabilité et de la situation financière de l’entreprise, après analyse et enrichissement des datas bancaires. Chaque ligne bancaire est analysée et classée en fonction de la nature de la dépense ou de l’encaissement correspondant. Cette analyse est faite soit par des algorithmes d’intelligence artificielle pour pré-qualifier chaque transaction, soit par le professionnel lui-même qui peut compléter ou corriger la proposition faite par l’algorithme. Une fois classés par nature, les flux bancaires alimentent de véritables indicateurs de gestion qui permettent à l’entrepreneur de suivre la rentabilité de son entreprise en temps réel. 

Le BFM (dans cette seconde version) est donc une transposition du PFM au monde des petites entreprises. Avec une profondeur fonctionnelle plus importante, puisqu’il peut permettre :

  • de transformer ses datas bancaires en datas comptables,
  • de simplifier et fluidifier la relation du professionnel avec son expert-comptable,
  • de collecter des informations nécessaires à l’établissement du bilan, et donc à terme d’automatiser une partie de la préparation du bilan.

De la croissance pour les banques !

La création de valeur est importante pour les banques, auxquelles le BFM permet d’étendre l’expérience d’utilisation de leurs datas bancaires, par leurs clients. Le client, au lieu de limiter l’utilisation de son espace de banque en ligne, à la consultation ou à la gestion de ses opérations bancaires, s’y « installe » pour suivre et analyser ses ratios de gestion et de rentabilité.

Certains BFM permettent également de transformer les lignes bancaires en lignes comptables. Lignes que les experts-comptables peuvent récupérer. La création de valeur s’étend alors à des économies de coût de traitement comptable que les experts-comptables et leur client peuvent partager.

L’enjeu est donc de taille, à l’heure où les banques cherchent à innover dans leur offre de services en ligne sur le « marché des pro », tout en augmentant leur produit net bancaire.

Mais l’enjeu ne se limite pas à améliorer la visibilité sur la gestion des petites entreprises ou à en réduire le coût, les BFM permettront prochainement aux banques de mieux alimenter leur forces commerciales en leur transmettant des leads"chauds". Puisque certains proposeront des modules de simulation, d’audit ou d’aide à la décision concernant des services ou produits commercialisés par les banques (solutions de financement, produits d’épargne, de retraite, d’assurance, de défiscalisation). Démultipliant l’efficacité de leur force commerciale, en lui permettant d’intervenir au bon moment.

L’enjeu se situe enfin sur la construction du Big Data bancaire. Puisque les BFM sont un très bon moyen d’acquérir des masses de données hautement qualifiées, à un très faible coût.

Ce n’est donc pas une surprise de voir une banque comme LCL se positionner sur la vente de ce nouveau type de services, en commercialisant dans ses agences le BFM FIZEN, depuis aujourd’hui.